Histoire-géographie

MONTEBELLUNA ET SA REGION

          Le jumelage entre Dammarie-lès-Lys et Montebelluna existe depuis 1987 ; Montebelluna est la 1ère ville jumelle de Dammarie.

          La ville de Montebelluna est située dans la province de Trévise, à 40 km de Venise, le très célèbre chef-lieu de région, la Vénétie.

          La Vénétie est une région du Nord-Est de l’Italie. Sa superficie est de 18 391 km2, elle compte environ 5 millions d’habitants.

          Cette région est très florissante d’un point de vue économique ; il s’agit en effet d’une des régions européennes les plus riches.

          La Vénétie est connue pour ses entreprises de lunettes (50% des lunettes vendues dans le monde viennent de la région !), de vêtements et de chaussures (la célèbre famille Benetton est de Trévise).

          Mais la Vénétie est aussi remarquable par l’importance de son patrimoine culturel : Venise, l’ancienne République Sérénissime, Trévise, ses canaux et ses maisons peintes, Vérone, ses arènes romaines et ville légendaire de Roméo et Juliette, Padoue, siège d’une des plus anciennes universités d’Europe où enseignait Galilée, Vicence, les villas de l’architecte de la Renaissance Andrea Palladio, etc. Partout, on trouve foison de monuments, de musées et de places magnifiques.

Le patrimoine naturel de la région n’est pas non plus en reste : lagune de Venise et plaines alluviales, collines et Dolomites au Nord, lac de Garde, Mer Adriatique.

Le climat de la Vénétie est un climat continental, froid l’hiver mais chaud l’été.

          On mange aussi très bien en Vénétie ! Quelques spécialités pour vous mettre l’eau à la bouche : le risotto et la polenta accommodés de diverses façons, la salade (chicorée rouge) de Trévise, le Pandoro de Vérone, le tiramisù ou le sabayon, les poissons et crustacés de la lagune, du lac ou des cours d’eau, les vins des vignobles de Soave, Valpolicella, Bardolino ou la fameuse Grappa de Bassano del Grappa…

       Montebelluna est située au cœur des Marches trévisanes où les nobles et autres riches habitants de Venise avaient coutume de passer l’été dans de somptueuses villas.

          La ville compte environ 31 000 habitants. En raison de son industrie de la chaussure de sport (de ski, notamment ; Geox…), on surnomme Montebelluna « la ville qui fait marcher le monde ». Tous les ans y a lieu une fête traditionnelle et typique qui s’appelle, comme à Sienne ou dans d’autres villes d’Italie, le Palio. Il s’agit d’une course de chariots tirés par des hommes. Une équipe y représente la ville de Dammarie à chaque fois.

          A Montebelluna, on peut visiter, entre autres, un musée archéologique, un musée des sciences naturelles, un musée consacré à l’industrie de la chaussure de sport. Son vieux marché est aussi digne d’intérêt.

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Echange

Echange 2023 à Montebelluna

Cette année, nos échanges reprennent avec une classe de la ville jumelle de Dammarie, Montebelluna !

En effet, notre lycée vient de signer une convention avec le liceo linguistico Angela Veronese.

La phase d’appariement est terminée et désormais chaque élève a son correspondant !

Nous recevrons le groupe italien la semaine du 25 mars au 1er avril 2023. Puis nous nous rendrons chez eux en Italie du 15 au 21 avril 2023.

Echange

Programme du voyage à Rome (7-14 mars 2020)

Voici le magnifique programme réalisé par les professeurs de français du lycée Majorana pour nous faire (re)découvrir Rome et ses alentours. Une semaine qui s’annonce très riche. Merci, chères collègues !

Samedi 7 mars 2020

7h55 : RV à Orly 2 (niveau Départs, face à la sortie 22D et au restaurant Paul)

9h55-11h55 : vol direct Paris-Rome (Vueling)

11h55 : accueil à l’aéroport Fiumicino et installation dans les familles

Après-midi : visite du quartier de l’E.U.R. (Esposizione Universale di Roma)

Soirée en famille.

Dimanche 8 mars 2020

9h30 : RV à la station de métro E.U.R. Fermi (ligne B). Visite du centre de Rome : piazza Venezia, Largo Argentina, le théâtre de Marcellus, église de S. Andrea della Valle, Campo dei Fiori, Place Navone.

Après-midi : Place d’Espagne, Via del Corso, Piazza del Popolo, église Ste-Marie-du-Peuple (toiles du Caravage). Jardins du Pincio et de la villa Borghese.

Soirée en famille.

Lundi 9 mars 2020

8h30 : pot d’accueil au lycée Majorana, visite de l’établissement, cours de latin et d’italien.

Après-midi libre avec le correspondant et soirée en famille.

Mardi 10 mars 2020

8h15 : RV à la station de métro E.U.R. Fermi (ligne B). Visite des Forums impériaux, du Palatin et du Colisée.

Après-midi : Fontaine de Trevi, église St Ignace de Loyola, Panthéon, église de St Louis des Français (toiles du Caravage).

Soirée en famille.

Mercredi 11 mars 2020

8h30 : RV à la station de métro E.U.R. Fermi (ligne B). Visite de la Basilique St Pierre (Vatican), des tombes des papes et de Via della Conciliazione.

15h : visite guidée du Musée du Capitole.

Soirée en famille.

Jeudi 12 mars 2020

8h30 : visite du parc archéologique d’Ostia Antica.

Après-midi libre dans le centre historique (via del Corso…).

Soirée en famille.

Vendredi 13 mars 2020

8h30 : RV à la station de métro E.U.R. Fermi (ligne B). 10h : visite des studios de cinéma de Cinecittà.

Après-midi : visite du mausolée d’Hadrien et du quartier Trastevere.

Soirée en famille.

Samedi 14 mars 2020

10h : RV au lac de l’E.U.R. pour photos, vidéos et bilan du séjour.

Déjeuner en famille.

Préparatifs (départ).

17h : RV à l’aéroport Fiumicino

19h : décollage pour Paris.

21h10 : arrivée à l’aéroport d’Orly 1 (vol Vueling).

Italien

Le système scolaire italien (Manon, Célya, Shaïnez et Maëlle)

L’école est obligatoire à 3 ans (et ce, depuis bien plus longtemps qu’en France).

De 3 à 6 ans, c’est la maternelle (« scuola materna »ou « scuola dell’infanzia »). Puis à 6 ans, les enfants entrent à l’école primaire et y restent 5 ans comme en France (« scuola elementare » ou « primaria »).

A 11 ans, débute le collège (« scuola media » ou « scuola secondaria di primo grado ») puis à 14 ans, c’est l’entrée au lycée (« scuola superiore » ou « scuola secondaria di secondo grado »).

Pour nommer les différentes classes, on utilise les chiffres ordinaux, tout simplement : « prima elementare », « seconda elementare », « prima media », « terza media »…

Le système scolaire italien

Différences entre France et Italie :

  • le collège dure seulement 3 ans en Italie contre 4 en France.
  • le lycée dure 5 ans en Italie contre seulement 3 en France.
  • un collégien est orienté plus tôt en Italie. Il a le choix entre plusieurs établissements qui ne portent pas tous le nom de « lycée » comme en France et qui sont le plus souvent séparés (donc plus petits) : les lycées avec une, deux ou trois filières (« liceo scientifico » où les matières les plus importantes sont les mathématiques et les sciences ou « liceo linguistico » où les élèves apprennent 3 langues vivantes en plus du reste par exemple) ; les « istituti tecnici » ou « professionali ».
  • un élève qui a fréquenté un lycée passe l’équivalent du Bac général, l’ « esame di maturità » (« la maturità ») ou « esame di Stato » ; un élève qui a fréquenté un institut technique ou professionnel sort avec le diplôme équivalent pour entrer dans la vie professionnelle et exercer le métier pour lequel il a été formé (« diploma di geometra »…).

LE LICEO MAJORANA

Le lycée Majorana est un « liceo scientifico e linguistico ». Il prépare donc les élèves à deux types de Baccalauréat : le Bac scientifique et le Bac linguistique.

UN EMPLOI DU TEMPS D’UN ELEVE ITALIEN

L’emploi du temps de la 2nda A Linguistico du liceo Majorana (2019-20)

Nos correspondants sont en « Seconda » A, B ou C. Ils ont le même âge que nous mais sont dans leur 2ème année au lycée.

Leur emploi du temps est plus compact. Les cours ont lieu le matin et se terminent en début d’après-midi. Les élèves ont 5 ou 6 heures de suite. Dans le lycée de nos correspondants, les élèves n’ont pas cours le samedi mais ce n’est pas le cas partout. Tous les élèves de la classe suivent le même emploi du temps, pas comme en France.

      Les élèves italiens ont une heure de religion par semaine comme les élèves des régions françaises non laïques (l’Alsace, la Lorraine et Mayotte). Ce cours n’est plus obligatoire cependant. Les parents peuvent demander à ce que leur enfant n’y assiste pas.

Dans une classe, on compte une vingtaine d’élèves qui se suivent pendant toute leur scolarité au collège ou au lycée.

Une autre différence avec la France, c’est que ce sont les enseignants qui se déplacent, pas les élèves. Une salle de cours est attribuée à chaque classe.

Les professeurs peuvent enseigner plusieurs matières selon l’établissement où ils sont affectés.

Enfin, les élèves italiens appellent leurs professeurs par leur titre : « professore », « professoressa » ou « prof ».

LES VACANCES

Le calendrier scolaire n’est pas le même pour tout le pays. Par exemple dans la région de Rome (le Latium), la rentrée était le 16 septembre mais les élèves d’autres régions ont pu commencer avant.

            Il y a 11 jours fériés en Italie, comme en France : la Toussaint, l’Immaculée Conception le 8 décembre, Noël et Saint-Etienne les 25 et 26 décembre, l’Epiphanie le 6 janvier, Pâques et lundi de Pâques, la fête de la Libération le 25 avril, la fête du Travail le 1er mai, la fête nationale (naissance de la République italienne en 1946) le 2 juin et l’Assomption.

            Les vacances scolaires sont moins fréquentes qu’en France : environ 2 semaines entre Noël et l’Epiphanie, quelques jours pour Pâques et éventuellement quelques jours localement selon l’importance de telle ou telle fête. Les vacances d’été sont un peu plus longues, surtout dans les régions du Sud où il fait encore très chaud en septembre.

Le calendrier scolaire de la région Latium (2019-2020)
Italien

Le Vatican (Cléa et Trinity)

Le nom complet du Vatican est « Etat de la Ville du Vatican » (« Stato della Città del Vaticano » en italien et « Status Civitatis Vaticanae » en latin). Son sigle que l’on trouve par exemple sur les plaques d’immatriculation est SCV.

            Cet Etat, indépendant de l’Italie donc, se trouve enclavé dans la ville de Rome, de l’autre côté du Tibre par rapport au cœur de la ville romaine.

L’Etat du Vatican sur la rive droite du Tibre

            Il s’agit du plus petit Etat au monde : sa superficie est de 0,44 km2.

            Le chef politique du Vatican est le pape. Depuis le 13 mars 2013, c’est le pape François qui gouverne (Jorge Bergoglio, fils d’immigrés italiens en Argentine, né en 1936).

            Le Vatican est une monarchie absolue théocratique élective. Quand un pape meurt – ou plus rarement, démissionne -, les cardinaux se réunissent pour élire le nouveau pape à l’occasion d’un conclave. Ce terme  vient de « cum clave » (« à clefs ») en latin. Les cardinaux sont en effet enfermés afin qu’ils prennent une décision rapidement. Quand ils se sont mis d’accord, de la fumée blanche sort du Vatican et un messager crie au balcon de la place St- Pierre « habemus papam », « nous avons un pape ».

L’HISTOIRE DU VATICAN

Dans l’Antiquité, le Vatican était une colline sur laquelle on trouvait un cimetière et un cirque.

            L’Empereur Constantin a décidé d’y construire une basilique entre 326 et 333 pour célébrer les nombreux martyrs chrétiens qui y avaient été condamnés à mort comme St Pierre car ils osaient proclamer que Jésus-Christ étéit supérieur à l’Empereur romain.

            Ce monument est remplacé par une basilique plus importante pendant la Renaissance (1506-1626). De grands artistes ont travaillé à ce projet, par exemple Raphaël (1483-1520) qui a peint plusieurs fresques et notamment L’école d’Athènes, ou Michel-Ange (1475-1564) qui a décoré le plafond de la chapelle Sixtine ou a sculpté la célèbre Pietà. Le style architectural de la basilique St-Pierre est le style baroque : tout est là pour tromper le regard, le dur semble doux, le fixe semble mobile, l’éteint semble allumé…

LA COLONNADE DU BERNIN

Enfin, sur la place St-Pierre, la colonnade du Bernin est célèbre car si on la regarde du point marqué au sol au centre de la place, on la voit se transformer : de deux rangées de colonnes, on n’en voit plus qu’une. C’est là un jeu d’optique typique de l’art baroque.

            Jusqu’en 1870, Rome était la capitale des Etats Pontificaux (du Pape). Mais en 1861 naît l’Italie unie et les patriotes font pression pour que Rome et les Etats du Pape soient annexés, ce que refuse le Pape. Alors, en 1870, c’est par la force que les soldats italiens entrent dans Rome et la prennent. Quelques mois plus tard, en 1871, Rome devient capitale du Royaume d’Italie et le Pape se retranche au Vatican.

            Officiellement l’Etat du Vatican naît en 1929 après les accords de Latran qui ont lieu entre l’Italie fasciste et la papauté. En signe de réconciliation, l’Italie bâtit une rue qui mène de Rome en partant du château Saint-Ange à la place St-Pierre : c’est la « via della Conciliazione ».

LE VATICAN AUJOURD’HUI

Aujourd’hui, les principaux lieux du Vatican sont la place St-Pierre, la basilique St-Pierre, les musées du Vatican et les jardins.

      La Basilique Saint-Pierre est la plus grande église du monde chrétien.

La basilique St-Pierre vu du château St-Ange

      Le symbole du Vatican que l’on trouve sur ses drapeaux, ses courriers, etc est composé de deux clefs croisées qui représentent les clefs de Saint Pierre, gardien du Paradis. La clef en or symbolise l’autorité religieuse du Pape, la clef en argent son autorité politique.

La langue officielle de l’Etat du Vatican est l’italien mais ses textes de loi sont écrit en latin, sa langue diplomatique est le français et son armée – la plus ancienne du monde – parle allemand.

En effet, ses gardes du pape sont encore aujourd’hui des gardes de nationalité suisse, les gardes suisses, de langue allemande.

Il y a aujourd’hui environ 600 habitants au Vatican.

L’Etat possède sa propre poste, son drapeau, sa propre gare, sa radio, des représentations diplomatiques partout dans le monde, son tribunal, sa police et ses propres lois, bien évidemment. La monnaie officielle est l’euro puisque le Vatican appartient à l’Union européenne mais l’Etat frappe ses propres pièces de monnaie.

Le journal de l’Eglise s’appelle L’osservatore romano.

Italien

La cuisine romaine (Rachel, Nolan et Sophia)

UN MENU ITALIEN

On mange différemment en France et en Italie.

Un menu complet italien se compose ainsi :

  1. Un « antipasto » (« hors-d’oeuvre »). Il correspond à l’entré française. Il peut être chaud ou froid. Par exemple les « bruschette ».
  2. Un « primo piatto » (littéralement, « premier plat ») : à base de féculents, pâtes ou riz (dans la Vallée du Pô, au nord, surtout). Les recettes varient en fonction de la saison et de la région. Attention, cela ne se limite pas aux quelques plats connus à l’étranger ! Les « spaghetti bolognaise » sont un mythe (on devrait dire « bolonaise » en français). Ce plat à l’étranger correspond à la « pasta al ragù » (à la sauce de viande hachée + sauce tomate). Les pâtes « alla bolognese » préparées à Bologne n’ont rien à voir avec cette sauce : elles sont préparées avec plusieurs viandes, de la saucisse et de la mortadelle…
  3. Un « secondo piatto » (deuxième plat) : toujours à base de viande, de poisson ou d’oeufs
  4. Souvent dans une assiette séparée, « il contorno », l’accompagnement (légumes cuits, salade ou pommes de terre).
  5. « Il dolce » ou « il dessert ». Par exemple le tiramisù (plus courant à l’étranger qu’en Italie).

Evidemment, ce menu ne concerne que les jours de fête. La plupart des Italiens se passent d’ « antipasto » en semaine et mangent seulement le « primo » à midi et le « secondo » le soir ou vice-et-versa.

Il y a donc plusieurs différences avec la façon de manger française.

– les pâtes ou le riz ne sont jamais des accompagnements comme dans les autres pays mais un plat à part entière (le principal, même).

– la salade est servie en accompagnement de la viande ou du poisson.

​- il n’y a évidemment pas de plateau de fromages entre le plat et le dessert comme en France.

– Il n’y a pas de vinaigrette. On apporte l’huile d’olive, le vinaigre, le sel et poivre à table et chacun assaisonne comme il le souhaite.

Les Romains mangent en général plus tard que les Français, pas avant 13h le midi et pas avant 20h le soir.

Comme ailleurs, en Italie, le petit-déjeuner est souvent pris au bar : café (ou cappuccino) et « brioche », c’est-à-dire une viennoiserie, par exemple un « cornetto » (croissant, généralement fourré de crème pâtissière, de confiture ou de Nutella).

De même, la pizza se mange traditionnellement à la pizzeria, le soir, en famille ou avec des amis. Ce sont les touristes qui la mangent le midi !

UN MARCHE ALIMENTAIRE EN PLEIN CENTRE DE ROME :

PIAZZA CAMPO DE’ FIORI

Sur la place Campo de’ Fiori a lieu tous les jours (sauf le dimanche) un grand marché alimentaire. La statue de la place représente Giordano Bruno (1548-1600), philosophe et physicien qui pour avoir contredit les dires de l’Eglise (l’univers est infini, par exemple) y a été brûlé vif par l’Inquisition catholique. Outre le fait de rappeler aux passants le martyre de G. Bruno, cette statue a été pensée comme un acte défiance envers le pouvoir du Pape et de l’Eglise catholique lors de son inauguration dans la jeune Italie de 1889.

​LA CUISINE ROMAINE

Il s’agit d’une cuisine terrienne et populaire.

Voici quelques plats typiquement romains.

  • ​ « antipasto »

​Les artichauts à la romaine (farcis de menthe et d’ail) ou à la juive (« alla giudìa », frits). La cuisine juive a beaucoup influencé la cuisine de la ville. Les Juifs étaient les banquiers du Pape. Leur quartier, décimé après la déportation promulguée par Mussolini et Hitler en 1943, se trouve de l’autre côté du Tibre par rapport au Vatican.

Les « supplì », petites boulettes de riz frites farcies de mozzarella.

  • « primo piatto » ​

Les « bucatini cacio e pepe » (spaghetti troués) : agrémentés de poivre noir concassé, d’huile d’olive et de fromage de brebis « pecorino romano ».

Les pâtes « all’amatriciana » (originaires d’Amatrice) ; sauce tomate relevée avec du « guanciale » (poitrine fumée).

Bucatini all’amatriciana

Les pâtes « alla carbonara » seraient une recette adoptée par les charbonniers (« carbonari ») ou les rebelles patriotiques qui portant leur nom. Vivant à la montagne et pauvres, ils les agrémentaient de jaune d’oeuf et de lard.

  • « secondo piatto »

Les « saltimbocche alla romana », escalopes de veau farcies de sauge et de jambon. L’ « abbacchio » (le jeune agneau), la « porchetta » (cochon de lait rôti aux herbes et au feu de bois)

  • spécialités sucrées de Rome

​ Peu de desserts spécifiques à part la « torta alle mele » (aux pommes et au miel mais qui se mange rarement en dessert ou la « grattachecca » (sorte de « granita »).

​ 

Italien

Ostie (Ostia antica), Erwan et Keyvann

Ostie se trouve à l’ouest (au sud-ouest) de Rome.

Pendant l’Antiquité la vieille ville d’Ostie (Ostia antica) se trouvait sur la mer et à l’embouchure du Tibre (« Ostie » signifie « embouchure d’un fleuve » en français). Ostie était le port de Rome. Mais un phénomène d’ensablement a fait reculer la mer et aujourd’hui Ostia Antica se trouve loin de la mer, contrairement à la nouvelle Ostie bâtie sur le nouveau littoral (en 2000 ans, la mer s’est éloignée de 4 km.

Plan de Ostia antica dans l’Antiquité : la ville était sur la mer, à l’embouchure du Tibre

L’activité de la ville d’Ostie se structurait autour du port. Il s’agissait donc d’une ville très dynamique pendant l’Antiquité. Tout transitait là : céréales, huile d’olive, vin, garum (jus de poisson macéré dans le sel que les Romains adoraient)…

Le centre d’Ostie était le forum et plus précisément la place des corporations (« piazzale delle corporazioni ») où venaient se rencontrer les marins, les banquiers, les marchands et les artisans.

Les mosaïques noires et blanches sur le sol faisaient office de publicités pour des compagnies maritimes ! On y trouve un bateau ou deux si la compagnie voulait insister sur la force de sa flotte, voire un éléphant qui indiquait le commerce avec l’Afrique mais aussi la force de l’animal et donc de la compagnie.

A Ostie, virgule on peut toujours voir des ruines dont celles de temples, du théâtre, du forum et des 4 thermes de la ville comme les thermes de Neptune, de Marciana qui contenaient une piscine d’eau salée ou ceux du forum avec sa grande latrine. Les thermes étaient chauffés par le sol et la lumière du jour filtrait par de grandes fenêtres vitrées.

MOTS LATINS UTILES POUR VISITER OSTIA

  • « insula » : il s’agit de petits appartements à louer, pas très chers
  • Les « latrines » : toilettes publiques de l’antiquité romaines (où on prenait le temps de discuter !) puisqu’elles n’étaient pas cloisonnées
  • La « domus » : signifie habitation, maison que seuls les riches pouvaient s’acheter (a donné « domicile », « domestique », par exemple)
  • Le « thermopolium » : établissement de restauration rapide. (comparable à la « tavola calda » italienne, « thermos » = « chaud » en grec, « tavola calda » = « table chaude »)
  • Les « horrea » : entrepôt ou grenier à grains. Il y en a beaucoup à Ostie
  • La « fullonica » : une entreprise qui nettoyait la laine et les tissus
Italien

Les voies romaines (Aurélie)

Les voies ou routes romaines ont été construites pendant huit siècles, du IVème siècle avant J-C au IVème s. après J-C.  Ce réseau de route servait à relier les principales cités de la République puis de l’Empire. Elles avaient avant tout un but stratégique : celui de conserver le pouvoir dans les territoires annexés en pouvant les joindre rapidement.

Les voies romaines sont appelées « vie consolari » en italien, c’est-à-dire « routes consulaires » car elles ont été construites à la demande des consuls romains dont elles portent souvent le nom.

La première voie à être construite est la Via Appia, la voie Appienne en français. Cette voie fut construite par Appius Claudius Caecus en 312 avant J-C. Son objectif était de relier d’abord Rome à Capoue, puis à Brindes (Brindisi) au sud-est. Elle mesure 560 km de long. La Via Appia est la plus connue de toute, parce que c’est la mieux conservée de nos jours et parce qu’aux portes de Rome, elle est bordée de mausolées et autres tombes (catacombes), comme celle de Cecilia Metella que décrit Chateaubriand dans ses Mémoires d’Outre-Tombe par exemple.

La Via Aurelia fut réalisée à partir de 241 avant J-C par Caius Aurelius Cotta. Cette voie reliait Rome à Arles en passant par Pise et Gênes en longeant la cote Occidentale. Le tracé de l’actuelle Via Aurelia qui relie Rome à Ventimiglia à la frontière française suit à peu près le même parcours.

Encore une autre voie romaines, la Via Salaria, elle tient son nom du sel, en effet, c’est par cette route que l’on rapportait le sel récolté à l’embouchure du Tibre. Elle fut construite au IVème s. après J-C. Elle débute par Rome puis passe par la Porta Salaria pour ensuite longée  la rive gauche du Tibre et atteindre Rieti et Porto d’Ascoli au nord-est sur la côte Adriatique. Aujourd’hui, son tracé correspond à celui de la route nationale 4.

Un proverbe célèbre dans le monde entier dit : « Tous les chemins mènent à Rome. », espace celui-ci signifie, au sens propre que Rome était à la tête du monde (« caput mundis » en latin) et au sens figuré que peu importe le chemin pris, espace vous pourrez allez ou vous le désirez.

Le réseau routier constitué par ces voies atteste que les Romains étaient de grands bâtisseurs dotés d’une technique hors pair : de routes mais aussi d’aqueducs ou de ponts.

Italien

Les Romains, maîtres de l’eau (Scarlett)

LE PARC DES AQUEDUCS (IL PARCO DEGLI ACQUEDOTTI)

Le parc des aqueducs est un espace vert faisant partie du parc régional de l’Appia Antica. Il se trouve dans le sud-est de Rome.

Les aqueducs servaient à alimenter en eau une ville, une région. Ils partaient de la source puis, petit à petit, grâce à une pente légère, apportait de l’eau en ville. Les édifices les plus alimentés sont les thermes et les fontaines où chacun allait se servir.

11 aqueducs ont été construits pendant l’Empire romain. La longueur pouvait atteindre plus de 90 km pour l’Aqua Marcia (acqueduc de Marcius).

LA FONTAINE DE TREVI (LA FONTANA DI TREVI)

La fontaine de Trevi se situe au centre de Rome, sur la Piazza di Trevi. Trevi vient de tre vie qui signifie trois voies, car il y avait auparavant trois voies qui convergeaient vers cette place.

La fontaine est de style baroque. Sa construction a commencé en 1732, les architectes sont Nicola Salvi et à sa mort en 1751, c’est Giuseppe Pannini qui a pris le relais.

Cette fontaine a été commandée par le pape Clément XII. Il voulait célébrer l’arrivée de l’aqueduc de l’Aqua Virgo construit en 19 avant J-C.

Elle est adossée au Palais Poli. Elle est composée de statues et de colonnes qui supportent un entablement et un attique. La statue principale est le dieu Neptune, dieu de l’Océan, sur un char en forme de coquillage. Elle a été réalisée par Pietro Bracci. Il est porté deux chevaux marins ailés. Celui à la droite de la fontaine est calme et avance devant lui alors que celui à la gauche est fougueux et ne veut pas avancer. Ces chevaux représentent les deux aspects de la mer, à savoir calme et agitée. Ils sont guidés par deux tritons, c’est-à-dire une créature mi-homme mi-poisson. Celui de droite guidant le cheval et celui de gauche essayant de le calmer.

Les deux statues féminines représentent l’Abondance/ la Fertilité à gauche et la Salubrité à droite.

Les deux bas-reliefs représentent à gauche, le général et homme politique romain Agrippa commandant la construction de l’aqueduc de l’Aqua Virgo (qui alimente la fontaine) et à droite, la jeune fille découvrant la source alimentant la fontaine (virgo = jeune fille, vierge, en latin).

Les quatre statues allégoriques au-dessus des colonnes représentent l’abondance de fruits, la fertilité des champs, la richesse d’automne et l’aménagement des jardins.

L’inscription latine (« CLEMENS XII PONT MAX AQVAM virginem COPIE ET SALVBRITATE COMMENDATAM CVLTV MAGNIFIQUE ORNAVIT Anno Domini MDCCXXXV pontife VI ») signifie « Clément XII, Souverain Pontife, a embelli avec un raffinement grandiose l’aqueduc Aqua Virgo, recommandé pour son abondance et sa salubrité, en l’an de grâce 1735, la sixième année de son pontificat »

Le blason appartient au pape Clément XII.

Le film qui a contribué à la rendre célèbre est la Dolce Vita de Fellini (1960) dans lequel Marcello Mastroianni rejoint Sylvia, le personnage joué par Anita Ekberg, dans la fontaine. Ce film raconte la vie de Marcello, chroniqueur dans un journal people (avec son collègue Paparazzo) mais qui rêve de devenir un jour écrivain.

La tradition liée à cette fontaine est d’y jeter une ou deux pièces de monnaie, tourné et par-dessus l’épaule, pour souhaiter revenir à Rome. L’argent récolté par la mairie de Rome est donné à l’association caritative catholique Caritas.

CURIOSITE : LA TRADITION DE JETER DES PIECES DANS LES FONTAINES

Cette tradition remonte à l’Antiquité où les fontaines étant dédiées à une divinité, jeter une pièce était synonyme d’offrande.

Italien

Le Panthéon (Alana, Tatiana et Solaine)

Le Panthéon est situé sur la Piazza della Rotonda à Rome en Italie. C’est le plus beau monument antique romain qui nous soit parvenu aussi bien conservé.

A l’origine le Panthéon était un temple dédié à toutes divinités de la religion antique (aux 7 divinités planétaires). Il a été construit par Agrippa en –25, à cette époque Rome était sous Auguste. Il a été complètement détruit par un incendie en 110 mais il a été reconstruit par Hadrien au II -ème siècle. Le Panthéon fut converti en église au VII -ème siècle et porte le nom de « Basilica Santa Maria ad Martyres ». La coupole du Panthéon est remarquable car c’est la plus grande coupole de toute l’Antiquité et elle est d’une solidité remarquable : elle a résisté à plus de 20 siècles et à de nombreux tremblements de terre.

Sur le portique d’entrée figure l’inscription « M. AGRIPPA.LFCOS. TERTIVM.FECIT » qui signifie « Marcus Agrippa, fils de Lucius, consul pour la troisième fois, le fit bâtir ». Originellement au Panthéon on trouvait des statues de dieux à l’époque antique. Les colonnes du pronaos de style corinthien  sont des monolithes de granit. Au plafond de la coupole, on trouve 140 caissons (compartiments disposés de façon régulière) et en haut de la coupole il y a un oculus (ouverture circulaire centrale ; « œil » en latin).

Pendant la Renaissance, les bronzes de la coupole ont été fondus pour faire le baldaquin de la basilique Saint-Pierre car le pape Urbain VIII a demandé au Bernin de les utiliser.

Les personnages célèbrent qui reposent au Panthéon sont :

Quelques monuments s’inspirant du Panthéon :